Par le Comité Poétique.
Le merle a coulissé sur le mur et mordu le volet et craché sa chenille Le vieux désir d'azur du monde trépigne dans nos chaussures debout Que la pensée myriapode amène son papillon et bien sûr bleu d'avance L'ancien hiver chassé carrément par la fenêtre...
XXI Maintenant ce sont eux qui possèdent ton visage, les mots ; et pas seulement le visage : le sexe et la tremblante joie qu'il y avait toujours à le sentir en éveil. Sans mots nous ne sommes plus rien ; ils sont maintenant de profil, observe comme ils...
1 la planche s’avance très avant loin dans la nuit de la semaine au-dessus de gestes mécaniques et de satoris banals d’un cerveau décapsulé soudain la planche est là droite perdue et dessus un corps comme un accident au carrefour du sommeil et du monde...
II C'est vrai que j'ai flâné comme au bord d'une vie Qui n'aurait pas de fin ; c'est vrai que j'ai perdu Énormément de temps. Et tout ce que j'ai dû Abandonner ou fuir manque parfois d'envie Et peur aussi parfois. Oui, le chemin dévie. Qu'est-ce que tu...
A l'Arno Sur la rive qui freine ta pâleur cherchant dans ton profond passage la force qui te fait descendre toujours, nous sentions au cœur trembler notre pureté, mais n'y croyant plus, comme un pauvre qu'un songe voile sourit de cette fuyante caresse....
Les auteurs : Fabrice Farre, Thibault Marthouret et Pierre Bastide.
1. Le chien de Goya n'aboie plus, son maître est sourd. Ne plus entendre – le son est noir – le cri du chien, c'est renoncer à prononcer l'espoir. L'aboi s'est dissous dans le brun, il colore le tableau, et le ciel est aux abois sombres de la nuée. Sur...
La pente Si dans l'au-delà, le soir, A l'heure de la fermeture de l'usine, Le chemin qui nous ramènera à la maison N'est pas aussi raide que celui-ci, C'est que la mort n'est pas une si mauvaise chose. Le pêcheur sicilien Un jour dans cent ans Plus personne...
I Elle chassa l’abeille ou la guêpe s’effondra devant la porte c’était un clou dans le cœur Elle crut que c’était l’ange sans ailes pas la mort la nuit tomba sur ses yeux Qui a mis en terre avec elle sa guimpe sa voilette noire à mouches velues ses ombrelles...
« Les faucons... » Les faucons, toujours trop loin pour ton regard, tu les as rarement vus de près. L'un, à Etretat, qui surveillait le vol pataud de ses petits. Deux autres, en Grèce, sur le chemin de Delphes, une seule mêlée de plumes soyeuses, deux...